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Les
racines et la passion
Guillaume Apollinaire
est « né hors normes », issu de «
différentes cultures européennes »,
entre le Nord et le Sud. C’est le propos central de cet ouvrage
au titre explicite. Il ne s’agit donc pas pour l’auteur
de développer une lecture littéraire, de disséquer
la poésie, mais de montrer comment ce qu’il nous reste
de plus important du fils d’Angelica de Kostrowitzky et de
Francesco Flugi d’Aspermont – son œuvre –
est au moins en partie tributaire de ses racines slaves et méditerranéennes
; comment et pourquoi il a choisi la France et sa langue ; d’où
vient son « goût du nomadisme », sa soif
de voyages.
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Ce
récit de vie, remontant aux origines puis mettant en
lumière les grands épisodes de l’enfance,
de la jeunesse et de l’âge adulte, rappelant les
compagnonnages artistiques (en particulier celui de Picasso)
et les amours, de Marie Dubois à Madeleine Pagès,
en passant bien sûr par Annie Playden, Marie Laurencin
et Lou, évoque Kostro devenant passagèrement
Guillaume Macabre avant d’être définitivement
Guillaume Apollinaire. Il n’exclut pas (et, au contraire,
s’évertue à les expliquer) les penchants
pour l’ésotérisme, l’onirisme, le
légendaire et l’imaginaire.
Quelques
extraits de poèmes et, en annexe, quelques documents
iconographiques viennent appuyer ce qui, visiblement, a séduit
Nicole Dubus Vaillant chez « le flâneur des
deux rives » (en l’occurrence, les rivages
de l’Europe) : la passion, la sensibilité, la
sensualité, l’universalité des émotions.
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Jean-Pierre
Longre
(juillet 2008 )
Jean-Pierre
Longre enseigne la littérature contemporaine
à l’Université Jean Moulin Lyon 3. Auteur d’études
sur divers écrivains du XXe siècle, collaborateur
de plusieurs revues, il a participé à la publication
des romans de Queneau dans la Bibliothèque
de la Pléiade, s’intéresse à la comparaison
des arts (littérature, musique, peinture) et effectue des
recherches sur les littératures francophones (Roumanie
et Belgique en particulier).
Derniers ouvrages parus : Raymond Queneau en scènes
(Presses Universitaires de Limoges, 2005) et Jean
Prévost aux avant-postes (Collectif,
avec William Marx, Les Impressions Nouvelles, 2006).

http://www.editionsvaillant.com/
Lire
:
Apollinaire, revue d’études
apollinariennes, n° 1
éditions Calliopées, 2007
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