Bop-drunk jazz
Excellent
groupe de scène, voilà sept ans que le Djivilli
Quartet fait trembler la terre de Dijon (d’où il
provient) et du reste de la France, comme de contrées
plus lointaines... Il était temps que ce combo deux-guitares-violon-contrebasse
s’arrête pour fixer quelques nouveaux instantanés
de leur impressionnante évolution. C’est chose
faite avec les onze titres de Picture of,
qui, après leur album live Give me five,
vient rassurer son monde : ils sont toujours là, plus
que jamais là, et n’ont sans doute jamais été
aussi dynamiques et originaux.
Bien au-delà
du manouche, Djivilli s’est installé dans un jazz
affranchi et conquérant, cadre idéal pour la promenade
cool et lyrique du violon de Fanny Sauvin, qui nous guide avec
fraîcheur et vivacité dans cette terra incognita,
comme dans leur remarquable « Jardin de Mulligan ».
S’appuyant notamment sur les compositions d’une
grande sensibilité de P.-A. Roussotte (« Portrait
d’Elisa », « Azincourt »), le Quartet
nous offre aussi une saisissante version de « Picture
of Heath », où l’on prend rapidement
toute la mesure du talent du fiévreux guitariste Jérôme
Broyer, époustouflant d’un bout à l’autre
de l’album.

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Contrebasse
(Marc Clément) et guitare rythmique (P.A. Roussotte)
s’amusent volontiers à accentuer la pression
sur les solistes, dont les improvisations toujours bien
balancées résonnent alors comme un savoureux
pied de nez, renouant avec toute l’intensité
sauvage et irrévérencieuse du bop originel
(« Hardcore turns jazz », « Too
drunk to drink »). Un jazz qui sait diablement
(se) faire plaisir !
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Nicolas
Cavaillès
(mai 2008)

Djangology
avec le Djivilli quintet
http://www.myspace.com/djivilli
http://www.djivilli.com