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Luc
Vidal et Les cahiers d’études
Poète,
critique littéraire et éditeur, Luc Vidal a créé
et publie les CAHIERS D’ÉTUDES LÉO FERRÉ,
une collection belle de forme et de contenu, riche en iconographie,
en un mot une collection unique, doublée d’une mine
inépuisable de critiques littéraires et artistiques,
dix cahiers à ce jour, le onzième est en préparation.
« Les Cahiers sont ouverts sur l’avenir, avec l’ambition
d’approfondir et de prolonger l’œuvre de Léo
Ferré pour faire connaître son rayonnement et ses influences.
» Pour mener à bien cette tâche immense, sans
autre aide que sa passion, sa fidélité à cet
« immense artiste qui n’est pas un requin, ni un
faux révolté », un travail acharné,
le goût de l’ouvrage bien faite, et le soutien des lecteurs,
fans de Ferré, qui deviennent des amis, Luc Vidal s’entoure
d’écrivains, d’ essayistes, de penseurs, de poètes,
musicologues, biographes, chanteuses, musiciens et photographes…
et décline par thème, la Marge, Amour/ Anarchie, la
Mélancolie, La Technique de l’exil, ou par lieux, Marseille,
La Seine, les étoiles de la « Galaxie Ferré
». Chaque cahier est un remarquable travail de recherche aux
éclairages et points de vue croisés, artistiques,
biographiques, psychanalytique, esthétiques, musicaux, littéraires…
L’entreprise est difficile mais Luc Vidal tient bon car «
La haute poésie, la musique savante, le texte au cœur
direct, la mélodie populaire circulent librement chez Ferré
. »
La Marge,
le numéro 1
Plus précieux encore : les Cahiers rassemblent des poèmes,
des textes de chansons et des documents rares, tels que les photos
partitions manuscrites ou les portraits inattendus du musicien-poète.
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Un matériel incomparable, tant pour le chercheur que
pour l’amoureux de l’œuvre ferréenne.
Dans La Marge, Françoise
Langrand traite de « la marge de la marginalité
» et débusque les sources d’inspiration,
les métaphores textuelles, le sens érotique
des mots et se livre à une belle déclinaison
du blanc dans le texte comme une symphonie marine, spatiale
ou papivore, tandis que Robert Horville passe au tamis les
tensions idéologiques et musicales, Françoise
Travelet le champ lexical…pour n’en citer que
quelques-uns. |
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A
la Seine, le numéro 10
Dans
A la Seine, la parole est donnée
au frère du hasard, Jean-Roger Caussimon, le poète,
l’auteur de Comme à Ostende ou du
Temps du tango, pour ne citer que les plus célèbres,
les immortels, « véritables bijoux »,
disait à juste titre Léo Ferré qui les
avait mis en musique. Le bonus, ce sont les entretiens de
Jean-Roger avec sa fille Céline, compositeur et interprète,
avec son fils, Raphaël, réalisateur et rassembleur
des œuvres de leur père (publiées parallèlement
au Castor Astral musique), et le témoignage de sa femme,
Paulette, sur «l’homme de sa vie ». |
Extraits des
mémoires du poète-interprète, notamment de
l’épisode Bobino 72. Léo qui avait mis en musique
à chaud son poème Ne chantez pas la Mort,
n’avait pas eu le temps de le répéter avant
la première et Jean-Roger et Paulette de lui souffler mine
de rien « La Mort, c’est l’infini dans son
éternité/Mais qu’advient-il de ceux qui vont
à sa rencontre ? ».
Son propre texte donna même à JRC l’idée
de le commenter à la manière de lectures expliquées
: occasion belle d’exposer à contrario ce qu’est
l’art de la poésie ! Et sa lettre à Léo,
merveilleuse de simplicité « …lorsque je
dis : Léo, je sais que l’amitié existe…
» qui a pour réponse la préface signée
Ferré à son anthologie de poèmes et de chansons
publiée chez Seghers : « la joie secrète…
qui nous faits porteurs de lanterne montrant leur routes aux innocents.
»
«
Bernex parle aux gens avec des traits et sa peinture »
Luc Vidal ne s’arrête pas là, le poète
en lui écrit le texte qui accompagne un beau livre du peintre
Bernex que Léo appréciait, toiles et acryliques en
hommage au musicien-poète, qu’il publie aussi dans
une autre collection : « Olivier Bernex, Léo Ferré
de toutes les couleurs » (L’Arganier- Le Petit
véhicule) « Les premiers portraits et derniers
nés des travaux bernexiens ressemblent à des portraits
flammes de vive ardeur. Ils dévoilent une haute idée
des images qu’a laissé dans nos mémoires l’artiste
Ferré » écrit-il. Et les mots : densité,
recherche, esthétique, rigueur, ouverture : sont quelques
unes des clés qui ouvrent l’œuvre de Luc Vidal…
Jocelyne
Sauvard
(mai 2008)
Jocelyne
Sauvard est écrivain (romans, théâtre)
et journaliste. Elle anime aussi une émission littéraire
sur Idfm98, "Parlez-moi la vie". http://www.jocelynesauvard.fr

www.petit-vehicule.asso.fr
www.leo-ferre.com
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